Le Décolonialisme dans le Supérieur

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Thèse de doctorat en Sciences politiques soutenue le 30 septembre 2016 à Sorbonne Paris Cité.

Résumé : Comment penser l’écologie depuis le monde caribéen ? Quelles sont les spécificités dune

conceptualisation des enjeux écologiques depuis les sociétés postcoloniales caribéennes ? Cette thèse est

une réponse à ces questions à partir dune approche interdisciplinaire. Elle débute par une enquête

historique sur les fondations politiques et écologiques du monde colonial caribéen dans son rapport aux

humains et aux non-humains. Elle se poursuit par une enquête sociologique de conflits écologiques

contemporains dans la Caraïbe. Celle-ci comprend une étude approfondie des enjeux politiques et

philosophiques de la contamination de la Martinique et de la Guadeloupe par des pesticides utilisés

dans les bananeraies, dont le chlordécone. Lanalyse des critiques et des mobilisations collectives

locales révèle une pensée de l’écologie qui remet en cause une constitution coloniale du

monde caribéen : une écologie décoloniale. Par ailleurs, une attention est portée à certaines politiques

de préservation écologique qui exacerbent les discriminations politiques et les inégalités sociales, à

linstar de projets de reforestation en Haïti, et de la réserve naturelle de Vieques à Porto Rico. Enfin,

une enquête littéraire montre comment un discours écologique global sarticule à un imaginaire de

lesclavage colonial et ses figures, telles le navire négrier et le Nègre Marron, qui structurent des

rapports à la terre, à la nature et au monde. Ces trois approches esquissent les caractéristiques dune

écologie caribéenne cherchant à habiter la terre et à faire monde. Ces expériences me permettent de

proposer une pensée de l’écologie qui a le monde comme horizon : une écologie-du-monde.

L'invisibilité des victimes de l’histoire.

L'invisibilité des victimes de l'histoire. E. Levinas, E. Dussel et J. Butler

Thèse de philosophie en préparation à Paris 10 depuis le 28 octobre 2019.

Résumé : Ce projet de thèse a pour objectif de relire la philosophie éthique de Levinas à la

lumière du concept d'invisibilité, d'identifier les sources historiques de cette pensée lévinassienne de

l'invisibilité et d'évaluer les écarts opérés par les usages socio-politiques qui en sont faits (J. Butler, E.

Dussel), afin de déterminer la possibilité d'une contribution originale de cette éthique aux théories de

l'invisibilité sociale. Si l'invisibilité désigne de prime abord la condition de ce qu'on ne peut percevoir

par le sens de la vue, les sciences humaines et les acteurs politiques font aujourd'hui un usage récurrent

et métaphorique de ce terme. Ces usages renvoient à la notion d'invisibilité sociale, pensée par Axel

Honneth comme un déni de reconnaissance, produit par la marginalisation sociale qui frappe certains

groupes sociaux. Or, le concept lévinassien d'invisibilité qualifie non seulement l'irréductibilité d'autrui

à la reconnaissance telle que la définit Honneth, mais aussi la constitution de l'ego comme individu et la

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