Rapport de l’Observatoire

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aujourdhui menacés sont plutôt ceux qui ne salignent pas sur les courants dominants de

lintersectionalité et du décolonialisme. Par ailleurs, dans aucune revue scientifique internationale on ne

trouve de tels appels militants qui ne relèvent pas de la science.

 

Revue Multitudes

La revue Multitudes se définit comme une revue politique, artistique et philosophique. Elle est

éditée par une association privée. La raison d’être de lAssociation Multitudes est « l’élaboration et la

diffusion dune pensée philosophique et politique visant à renouveler la culture et le débat politique

contemporain. »

La revue Multitudes se présente sur son site par quelques mots comme : revenu universel,

écoféminismes, intermittence, décoloniser, travail, matières pensantes, contre-fictions, Afrique,

capitalisme cognitif, migrants, postcolonial, communs, féminisme, écologie politique.

« Lautonomie rédactionnelle de la Revue Multitudes se définit en référence à la plate-forme de

fondation de la Revue en mars 2000, elle est caractérisée par la responsabilité personnelle du directeur

de publication, eu égard aux obligations du droit de la presse et par le fonctionnement et lorganisation

autonome de son comité de rédaction, qui se recrute par cooptation. » Il ne sagit donc pas dune revue

académique qui serait éditée par une association académique, mais plutôt dune revue militante, même si

la plupart de ses contributeurs sont des universitaires. Le processus de sélection des articles ne répond

pas aux critères habituels des revues académiques. On ne dispose pas dindicateurs sur la sélectivité de

la revue.

A titre dillustration nous donnons deux exemples récents darticles politiquement engagés et qui

sont loin des standards académiques traditionnels.

 

Encadré n° 1 : Décolonial, vous avez dit « décolonial »?

 

—, Multitudes 83. Eté 2021

À chaud 83

 

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