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« Apartheid » et les conférences de la haine. Quelques apports sur le rôle de l’ex-URSS dans la construction de l’idéologie antisioniste.

[Par Yana Grinshpun]

« Il y a une évidence toute primitive à rappeler : c’est que l’histoire est d’abord une narration. … Par la pratique du récit se constituent les éléments fondamentaux de la fonction logique dans le discours. Mais en même temps, cette pratique est donnée comme la réalité même ». (Jean-Pierre Faye)

La quatrième conférence de Durban 4 doit se tenir aujourd’hui à New-York pour marquer le 20ème anniversaire de l’adoption de déclaration de Durban. La France s’est retirée de cette conférence en reconnaissant son caractère ouvertement antisémite. Ce que doivent regretter certainement tous les antisionistes français, signataires des tribunes diverses et variées qui dénoncent « l’apartheid » en Israël.

Ce texte est un rappel historique de la fabrication de la haine par les propagandistes professionnels.

Apartheid – « formule discursive »

La formule « apartheid » appliquée à Israël est un exemple–type de captation discursive et rhétorique du mot, de son évidement sémantique qui institue avec une grande efficacité le narratif qui associe l’État juif avec le régime raciste qui avait cours en Afrique du Sud. C’est un état de fait établi depuis 1961, devenu depuis lors un poncif sans cesse réactivé par le discours médiatique et politique français.

L’histoire du mot

Le mot apartheid provient de l’afrikaans, langue dérivée du néerlandais, développée par les Boers, colons installés au XVIIe siècle au Cap de Bonne Espérance.  Il signifie le fait « de se tenir à part »

Le concept d’apartheid, renvoie à l’histoire des rapports des Boers et des populations africaines, mais aussi à la façon dont le pouvoir afrikaans a établi une ségrégation raciale,  c’est-à-dire un régime de discrimination et d’inégalité, entre deux catégories de la population, sanctionné par la loi.

La création des bantoustans (territoires délimités pour les populations noires, bantou –le nom d’une groupe de langues africaines) que les populations locales ne pouvaient pas quitter sans permission, la régulation de l’accès aux services et aux lieux publics, la représentation politique (provinces noires représentées par des blancs), l’accès à la propriété immobilière, l’inégalité de l’enseignement, etc. ont ainsi construit une société dont la mixité était juridiquement et par voie de conséquence, pratiquement impossible. Le régime d’apartheid a été aboli en 1991 en Afrique du Sud.

L’histoire et les fondements d’Israël sont de nature profondément différente puisque les Juifs sont un peuple autochtone, dont la présence sur la terre en question est discontinue, ils ont été conquis, opprimés et privés de leur souveraineté depuis des siècles, colonisés par des empires successifs. En 1948, la renaissance nationale d’Israël, sa décolonisation, a marqué l’autonomie politique des Juifs en tant que peuple et en tant que Nation. Les lois fondamentales d’Israël (des textes à caractère constitutionnels, adoptés par le Parlement israélien Knesset) prévoient l’égalité de droit de tous les citoyens, ce qui était conceptualisé depuis la fin du XIXe siècle, dès le tout début du mouvement sioniste. Par exemple, Vladimir Zeev Jabotinsky, l’un des pères- fondateurs de l’Etat juif, parle de l’égalité entre les nations bien avant l’établissement de l’État d’Israël, aussi bien dans son programme d’Helsinki que dans le célèbre article de 1924 : « Le mur d’acier »:

« Mon attitude émotionnelle envers les Arabes est la même que celle que j’adopte envers les autres peuples : une indifférence courtoise. L’attitude politique est déterminée par deux principes. Premièrement, je considère que l’éviction des Arabes de Palestine, sous quelque forme que ce soit, est absolument impossible ; il y aura toujours deux peuples en Palestine. Deuxièmement, je suis fier d’avoir été parmi ceux qui ont formulé le programme d’Helsinki. Nous ne l’avons pas formulée pour les seuls Juifs, mais pour tous les peuples. Comme tout le monde, je suis prêt à jurer pour nous et pour nos descendants que nous ne violerons jamais cette égalité et que nous n’essaierons jamais de supplanter ou d’opprimer… »

(c’est nous qui traduisons p. 146 O Железной стена, 1939 1

La Déclaration d’Indépendance affirme que tous les citoyens d’Israël bénéficient de droits égaux, sans distinction d’origine :

« L’ETAT D’ISRAEL sera ouvert à l’immigration des Juifs de tous les pays où ils sont dispersés; il développera le pays au bénéfice de tous ses habitants; il sera fondé sur les principes de liberté, de justice et de paix enseignés par les prophètes d’Israël; il assurera une complète égalité de droits sociaux et politiques à tous ses citoyens, sans distinction de croyance, de race ou de sexe; il garantira la pleine liberté de conscience, de culte, d’éducation et de culture; il assurera la sauvegarde et l’inviolabilité des Lieux saints et des sanctuaires de toutes les religions et respectera les principes de la Charte des Nations unies »2

Tant dans la réalité que sur le papier, il n’y a pas de ségrégation raciale ni la moindre prétention ni aspiration idéologique d’instaurer une séparation ethnique dans le pays. Israël est l’une des sociétés les plus multiethniques au monde, qui comporte de nombreuses minorités (Arabes, Druzes, Érythréens, Circassiens (musulmans sunnites), Bahaïe…) disposant toutes des mêmes droits. Mieux: les Bahaïs, par exemple, persécutés par le régime iranien, sont reconnus commune une communauté religieuse en Israël. Curieux, n’est-ce pas?

L’accusation d’apartheid est absurde, contrefactuelle, anhistorique et relève de la propagande mensongère, de l’ignorance et de la diffamation, et non pas de la description socio-historique.

Les étapes de la construction du mythe d’apartheid

On observe d’abord la mutation sémantique du mot « apartheid », l’extension du sens du terme, la perte de la spécificité. Par exemple, l’on entend parler de « l’apartheid sanitaire » ou encore de l’« apartheid sexuel ». Cela veut dire que de l’hyponyme, le mot devient hypéronyme (il désigne toute la classe) et prend progressivement le sens du mot « discrimination ». Le terme ne désigne plus alors la situation d’origine, mais il est désormais appliqué par analogie, en comparaison avec d’autres situations. Ce phénomène est fréquent, d’une part il n’est pas rare de voir l’extension du sens pour d’autres mots qui renvoient à des réalités historiques complexes (par exemple, le mot « génocide ») et qui se mettent à désigner les situations semblables, d’autre part il suffit de voir comment on utilise aujourd’hui « fasciste », «nazi », « stalinien » etc. Ce sont deux faces de la même médaille.

Comme le remarque Jean Szlamowicz :

« La mutation sémantique d’un terme historique devenant un concept politique est relativement courante mais une telle évolution n’est pas uniquement conceptuelle : elle est susceptible de prendre place dans un cadre qui est celui de l’instrumentalisation militante » 3

Dans le cas d’Israël, il s’agit d’une application du terme qui garde ses traits de sens primitif (ségrégation en fonction de l’appartenance ethnique). Mieux : ce terme acquiert depuis sa circulation politico-médiatique des qualificatifs qui renforcent sa charge négative et participe des constructions nominales en tant que complément du nom : « apartheid minéralogique », « le mur de l’apartheid », « les routes de l’apartheid », « crimes d’apartheid » « la semaine de l’apartheid » etc.

L’accusation d’apartheid portée contre Israël a des origines multiples. Parmi ses promoteurs, on trouve des États, des organisations non-gouvernementales (la plus active étant B’tselem, l’ONG israélienne anti-israélienne grassement subventionnée par les fonds de Soros), des associations militantes propalestiniennes, organisations universitaires, BDS etc.)

L’un des États les plus impliqués dans la construction de la mythologie anti-israélienne était l’ex-URSS, avant l’effondrement du communisme.

L’Union soviétique a joué un rôle déterminant dans l’émergence de l’OLP. De nombreuses sources, des archives récemment ouvertes, des témoignages d’anciens politiciens confirment officiellement le rôle de l’URSS dans l’armement, l’aide financière importante et l’entraînement des terroristes palestiniens.

Tout commence avec le procès R. Slansky à Prague qui accompagne également le changement radical de la politique de l’Union soviétique à l’égard des Juifs et d’Israël. La Tchécoslovaquie était l’un des premiers pays à reconnaître Israël. Slansky, – par ailleurs antisioniste fervent- a été accusé d’être un « bourgeois nationaliste juif ». Ce procès a fonctionné comme un précédent pour de nombreux autres procès fondés sur des accusations analogues. C’est à peu près à cette époque que commencent aussi à circuler dans la presse soviétique les comparaisons des dirigeants sionistes avec les Nazis. Par exemple, les aides de l’Allemagne de l’Ouest à Israël ont été présentées comme résultant de la promesse faite par Israël de garder le silence sur la présence des Nazis dans le gouvernement allemand. Plus tard, l’exécution d’Eichmann à Jérusalem a été expliquée par les idéologues du Parti Communiste russe par le désir de faire taire celui qui pouvait témoigner des liens entre les Sionistes et les Nazis. Un certain Lev Korneev, négationniste et « nazificateur » officiel notoire de l’État Soviétique, soutenu par le Parti, publie un ouvrage intitulé : Les services secrets du sionisme international et de l’État d’Israël. (Le seul académicien qui ait protesté contre les délires antisémites de cet auteur, l’académicien Ivan Martinov, a été emprisonné et envoyé aux travaux forcés).

À l’initiative d’Andropov, qui était alors à la tête du KGB, une opération portant le nom de code SIG – (Sionistskije Gosudarstva)  (en fr. « États sionistes ») a été mise au point. L’idée était d’insinuer que ces pays, contrôlés par des « sionistes fascistes », devaient mettre en œuvre les plans sionistes de conquête et de domination mondiale, suivi de la transformation du monde islamique en colonies juives. La mise en œuvre de l’opération SIG a impliqué les services secrets des pays satellites, qui devaient former aux méthodes de désinformation et aux opérations terroristes quelque 4 000 agents, qui, en 1978, « travaillaient » déjà dans les pays islamiques. Leur tâche était d’inciter à une haine aveugle et féroce contre les Juifs et le « sionisme américain ». La distribution de milliers d’exemplaires de la traduction en arabe des Protocoles des Sages de Sion, ainsi que des textes des antisionistes soviétiques ont été subordonnée au même objectif. Ainsi, l’idéologie de l’antisionisme soviétique était-elle organiquement combinée avec des campagnes de terreur. Les attaques contre Israël, le sionisme et les Juifs sont devenues encore plus violentes après la victoire de l’État juif au terme de la guerre des Six Jours. C’est à ce moment-là qu’arrive le deuxième stade de la construction mythologique. Les médias soviétiques ont commencé à dépeindre Israël non seulement comme un État nazi mais aussi comme un oppresseur « raciste » et « colonial » du monde arabe. On reconnaît la rengaine chantée par nos « antiracistes ». Au cours de cette période, une recherche active de moyens pour revigorer le marché de l’énergie a été menée pour restaurer la grandeur de l’empire russo-soviétique. Tous les échecs et les malheurs de l’Union soviétique sont désormais expliqués par les machinations du « sionisme international », omnipotent et omniprésent, qui, comme l’écrivait un certain Youri Ivanov, employé du KGB et grand activiste antisioniste du Parti est « l’ennemi de toutes les nations,… de toutes les personnes éprises de liberté dans le monde ». Les Juifs sont désormais traités non seulement en tant qu’ennemis politiques, mais également désignés comme des ennemis ontologiques,  ourdissant une conspiration criminelle contre toutes les nations du monde.

La victoire juive a porté atteinte au prestige de l’Union soviétique après la défaite de ses alliés arabes auxquels l’ex-URSS vendait des armes. Deux nouvelles composantes ont fait leur apparition dans le cadre d’une idéologie déjà efficace : « racisme » et « apartheid », terme utilisé officiellement sur le podium européen, par Ahmed Shukeiri, le premier président de l’OLP, approuvé par le KGB.

Voici ce que dit la Grande Encyclopédie Soviétique à l’article « Sionisme » :

« Le contenu principal du Sionisme contemporain est le chauvinisme militant, le racisme, l’anticommunisme et l’antisoviétisme.

Les dogmes politisés du judaïsme sur « l’élection » et le messianisme des Juifs et la thèse mythique de leur « exceptionnalisme » constituent l’un des fondements du nationalisme extrême, du chauvinisme et du racisme inhérents à l’idéologie et à la pratique de Sionisme » 4.

 

La campagne violente, fondée sur l’invention en vertu de laquelle Israël a été de manière régulière assimilé à un État-Nazi a commencé après 1967, l’année de la rupture des relations diplomatiques de l’ex-URSS avec Israël. C’est en 1969, que Ivanov (le même propagandiste officiel, un mélange de Bouteldja et Soral, dirait-on aujourd’hui) sort un livre «Осторожно: сионизм!» (« Méfiez-vous des sionistes »).

Il a été traduit en ukrainien, biélorusse, arménien, tadjik et autres langues des peuples de l’URSS, ainsi qu’en polonais, anglais, espagnol, français et arabe. Ivanov a été le premier à déclarer que le sionisme était une idéologie apparentée au fascisme, « qu’il est en train de remplacer rapidement ». Le mythe de la conspiration nazie-sioniste pendant la Seconde Guerre mondiale qu’il a décrit en découle logiquement.

L’Union Soviétique entretenait des relations étroites avec le FPLP (Front Populaire de la Libération de Palestine) et l’OLP en soutenant un programme terroriste prometteur. Trois jours avant l’ouverture du premier congrès national palestinien qui s’est tenu le 28 mai 1964, Nikita Khrouchtchev rencontre Ahmed Shukeiri au Caire et exprime la solidarité du peuple soviétique avec la lutte du peuple arabe de Palestine. Dans les archives soviétiques, on trouve de nombreux témoignages des relations étroites de l’OLP avec l’ex URSS.

Certains documents secrets ont été déclassifiés après la chute du régime, des documents secrets échangés entre Andropov, alors le Président du Comité de Sûreté et Brejnev ont été trouvés dans les archives. Voici  un extrait du  Jugement à Moscou de Vladimir Bukowski :

« 24 avril 1974 Andropov à Brezhnev :

« Lors d’une rencontre avec notre résident du KGB au Liban, en avril de cette année, dans une conversation confidentielle, Ouadia Hadad a exposé un programme prometteur d’activités terroristes et de diversion pris en charge par l’OLP et dont l’essentiel se ramène à ce qui suit :

Le but principal des actions de l’OLP est d’accroître l’efficacité de la lutte du mouvement de résistance  de la Palestine contre Israël, le sionisme et l’impérialisme américain :

-la porosité, par des moyens spéciaux, de « la guerre du pétrole » des pays arabes contre les forces impérialistes qui soutiennent Israël ;

-la réalisation d’action contre le personnel américain et israélien dans des pays tiers dans le but d’obtenir une information fiable sur les plans et les intentions des USA et d’Israël ;

-la réalisation d’actions de terrorisme et de diversion en territoire israélien ».

Le 14 décembre 1973, l’Assemblée Générale de l’ONU condamne dans une résolution « l’alliance entre le racisme sud-africian et le sionisme », et en août 1975, l’Organisation  de l’Unité Africaine, réunie à Kampala en Ouganda, dénonce le régime raciste en Palestine occupée. Elle a récidivé en 1975 avec la fameuse résolution 3379, selon laquelle « le sionisme est une forme de racisme et de la discrimination raciale », qui a été saluée par le Parti Soviétique en ces termes :

 «  La décision de condamner le sionisme comme une forme de racisme est liée aux nombreuses attaques et agressions israéliennes, au génocide des Palestiniens et aux tentatives israéliennes de détruire la civilisation arabe » 5

Force est de remarquer que l’abrogation a eu lieu en 1991, soit l’année de la chute de l’ex URSS, ceux que déplorent jusqu’aujourd’hui les antisémites russes.

L’étape suivante a été la Conférence de Durban de 2001. Pierre Lurçat l’appelle « l’étape clé » dans la constitution d’un mythe « Israël État d’apartheid ». L’analogie a fait florès. Nombreux sont les hommes politiques qui l’ont employé : Gérard Araud, l’ancien ambassadeur en France, Jimmy Carter, récemment Yves Le Drian.

Cependant, et il est important de le dire : les comparaisons d’Israël avec le nazisme et le racisme ne sont pas seulement une pure invention soviétique, l’équation sionisme-nazisme circule dans la presse arabe de la Palestine arabe en 1945. Shmuel Trigano cite dans son ouvrage Les frontières d’Auschwitz, Jamal Husseini, membre du Haut Comité Arabe qui déclara en 1945 que lorsqu’il entend Ben-Gurion parler : « C’est comme s’il entendait la voix d’Hitler », « le même ton, le même esprit » (Al Hayat al Jadida).

Mahmoud Abbas alias Abu Mazen, a consacré sa thèse d’État – rédigée sous la direction de Evgenij Primakov à l’Université Patrice Lumumba en 1982 – aux liens secrets des sionistes avec les Nazis. Il a été reçu comme doctorant selon l’accord entre l’OLP et KPSS (Parti Communiste de l’Union Soviétique).

Toutes les thèses et mémoires sur les sujets concernant le sionisme ont été soigneusement vérifiées et approuvées non seulement par le Conseil académique, mais aussi au plus haut niveau du Parti, et la thèse et le résumé ont été signés par le candidat et le superviseur. Primakov et alii écrivent dans le dossier qui concerne la thèse :

« Alors que la crise générale du capitalisme s’approfondit au stade actuel, la crise de l’idéologie du sionisme devient de plus en plus évidente… Le rôle du sionisme en tant que l’une des troupes de choc de la réaction impérialiste mondiale n’a pas diminué, son essence réactionnaire et agressive … apparaît sous une forme expansionniste et raciste de plus en plus grossière … Exposer l’idéologie réactionnaire… est la tâche urgente de tout le camp anti-impérialiste… La tâche urgente de toutes les forces progressistes anti-impérialistes est de défendre la paix, le découplage, la démocratie et le progrès social ».

« En outre, l’évaluation du travail et du candidat par le superviseur était jointe au dossier. Et deux ans plus tard, il publie en arabe à la Dar Ibn Rashid d’Amman, en Jordanie, son livre intitulé : Les liens secrets entre le sionisme et le nazisme pendant la Seconde Guerre mondiale, – alors que pendant la seconde guerre mondiale, c’est le mouvement national palestinien qui fut l’allié du IIIè Reich,- une édition élargie de sa thèse de Moscou.

L’effet de la propagande

La propagande confère une justification aux actions. Les destinataires de celle-ci éprouvent le besoin qu’elle soit sans cesse renouvelée. L’usage de la formule « apartheid » justifie que toutes les ONG, les universitaires européens qui écrivent des tribunes anti-israéliennes, les associations propalestiniennes, bref, tous ces organismes de l’agit-prop se sentent dans leur droit. C’est ainsi qu’on voit dans toutes les manifestations LGBT+ « apartheid sexuel », « apartheid sanitaire », les drapeaux palestiniens qui ne sont pas là pour défendre une quelconque cause mythique, mais pour témoigner de l’efficacité rhétorique de la propagande qui s’appuie sur les sèmes du mot «apartheid ». La formule fonctionne alors sur une dichotomie désormais installée: oppression/ Juifs vs et victimes/opprimés. C’est ainsi que dans l’esprit des gens, le signifiant « juif » devient un trait de sens intrinsèque de la représentation du terme « apartheid » qui s’est vidé de son sémantisme au profit d’une nouvelle dénotation.


                                                                                                                                                                                                                     

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