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Au suivant!… Réédition de Geneviève Fraisse, À côté du genre (PUF)

On appréciera la scientificité du propos. Échantillon tiré de l’Avant-propos de Geneviève Fraisse à la nouvelle édition de 2022:

[…] réfléchir au concept, c’est éviter de trop simplement rechercher le neutre du sexe ou du genre, recherche vouée à l’échec. Le concept ne neutralise pas, il représente et symbolise.
Un simple exemple pour illustrer mon propos problématique: on peut dire, écrire « violence de genre » ou encore « genre de la violence », ou bien encore « violences sexuelles ». Dans le premier cas, on désigne un rapport entre des personnes, rapport marqué par « le » genre ou « leur » genre. Dans le second cas, on cherche l’origine de la violence, sa répartition hiérarchique. Dans le troisième cas, on comprend que le sexe, comme organe et non pas seulement comme identité, est un enjeu. Dans ces trois expressions, on note que c’est le mot « violence » qui introduit le « rapport » entre des êtres, que ce qui compte c’est le fonctionnement de la relation et non la définition des êtres. On entend ainsi que les termes « genre » et « sexe » n’existent pas comme des entités, et qu’ils racontent, par conséquent, l’histoire de la sexuation du monde. L’histoire est sexuée, dirais-je.

Geneviève Fraisse, À côté du genre, Avant-propos, Paris, PUF, 2022, p. 2
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