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L’«antiwokisme», dernier épouvantail de la gauche intellectuelle

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L’«antiwokisme», dernier épouvantail de la gauche intellectuelle

Read More  Réservé aux abonnésTRIBUNE – Mis en cause par 200 universitaires dans une tribune du Monde intitulée L’antiwokisme est infiniment plus menaçant que ledit wokisme auquel il prétend s’attaquer, les universitaires, Pierre-Henri Tavoillot, Emmanuelle Hénin, Xavier-Laurent Salvador*, répondent, dénonçant la cécité d’une partie de l’intelligentsia française. Mardi dernier est parue une tribune signée de 200 universitaires, intitulée: «L’antiwokisme est infiniment plus menaçant que ledit wokisme auquel il prétend s’attaquer.» Le péché impardonnable imputé aux «antiwoke» est d’avoir organisé, puis publié un colloque, «Après la déconstruction» (dont les actes ont été publiés chez Odile Jacob), qui critique les dérives des courants inspirés des cultural studies, et d’avoir fait la publicité du livre dans une vidéo. À défaut d’argumenter, les auteurs se contentent de crier au retour des Chemises brunes ou noires et à la haine de l’étranger, épouvantail décati auquel ils sont les seuls à croire – ou à feindre de croire. Seule la quantité de signataires pouvait suppléer à l’indigence du réquisitoire. Quand la raison disparaît, la force est le seul recours et la grégarité tient lieu de vertu. Que tant d’intellectuels puissent signer un texte aussi caricatural a de quoi inquiéter et confirmer le diagnostic de «crétinarcat» posé dans la vidéo incriminée… Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 83% à découvrir. 

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TRIBUNE – Mis en cause par 200 universitaires dans une tribune du Monde intitulée L’antiwokisme est infiniment plus menaçant que ledit wokisme auquel il prétend s’attaquer, les universitaires, Pierre-Henri Tavoillot, Emmanuelle Hénin, Xavier-Laurent Salvador*, répondent, dénonçant la cécité d’une partie de l’intelligentsia française.

Mardi dernier est parue une tribune signée de 200 universitaires, intitulée: «L’antiwokisme est infiniment plus menaçant que ledit wokisme auquel il prétend s’attaquer.» Le péché impardonnable imputé aux «antiwoke» est d’avoir organisé, puis publié un colloque, «Après la déconstruction» (dont les actes ont été publiés chez Odile Jacob), qui critique les dérives des courants inspirés des cultural studies, et d’avoir fait la publicité du livre dans une vidéo.

À défaut d’argumenter, les auteurs se contentent de crier au retour des Chemises brunes ou noires et à la haine de l’étranger, épouvantail décati auquel ils sont les seuls à croire – ou à feindre de croire. Seule la quantité de signataires pouvait suppléer à l’indigence du réquisitoire. Quand la raison disparaît, la force est le seul recours et la grégarité tient lieu de vertu.

Que tant d’intellectuels puissent signer un texte aussi caricatural a de quoi inquiéter et confirmer le diagnostic de «crétinarcat» posé dans la vidéo incriminée…

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