«Le débat sur les retraites est à la fois hyper-compassionnel et ultra-technocratique»

«Le débat sur les retraites est à la fois hyper-compassionnel et ultra-technocratique»

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«Le débat sur les retraites est à la fois hyper-compassionnel et ultra-technocratique»

Read More  Réservé aux abonnésENTRETIEN – La retraite était conçue comme un secours contre l’indigence, elle est désormais le financement d’une nouvelle tranche de vie analyse Pierre-Henri Tavoillot, universitaire, président du Collège de philosophie et auteur de Comment gouverner un peuple roi?. Auteur de nombreux ouvrages remarqués, Pierre-Henri Tavoillot a notamment publié «La guerre des générations aura-t-elle lieu?» (Calmann-Lévy, 2017), avec Serge Guérin, et, plus récemment, «Comment gouverner un peuple-roi ? Traité nouveau d’art politique» (Odile Jacob, 2019). LE FIGARO. – Quel nouveau rapport à la vieillesse se dévoile selon vous dans l’attachement viscéral que manifestent les Français à l’âge de la retraite à 62 ans? Pierre-Henri TAVOILLOT. – La retraite a changé de sens. Elle fut d’abord inventée pour un être un «secours» contre l’indigence sénile et permettre un bref temps de repos après une longue vie de labeur. «Aujourd’hui, vieillesse est synonyme de pauvreté»: c’est la phrase choc du rapport Laroque de 1960, qui marque le début en France de la retraite pour tous, une des plus formidables réussites de l’État-providence. C’est pourtant Bismarck qui en inaugure le dispositif (en 1891) avec l’intention de couper l’herbe sous les pieds des revendications socialistes… Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 87% à découvrir. 

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ENTRETIEN – La retraite était conçue comme un secours contre l’indigence, elle est désormais le financement d’une nouvelle tranche de vie analyse Pierre-Henri Tavoillot, universitaire, président du Collège de philosophie et auteur de Comment gouverner un peuple roi?.

Auteur de nombreux ouvrages remarqués, Pierre-Henri Tavoillot a notamment publié «La guerre des générations aura-t-elle lieu?» (Calmann-Lévy, 2017), avec Serge Guérin, et, plus récemment, «Comment gouverner un peuple-roi ? Traité nouveau d’art politique» (Odile Jacob, 2019).

LE FIGARO. – Quel nouveau rapport à la vieillesse se dévoile selon vous dans l’attachement viscéral que manifestent les Français à l’âge de la retraite à 62 ans?

Pierre-Henri TAVOILLOT. – La retraite a changé de sens. Elle fut d’abord inventée pour un être un «secours» contre l’indigence sénile et permettre un bref temps de repos après une longue vie de labeur. «Aujourd’hui, vieillesse est synonyme de pauvreté»: c’est la phrase choc du rapport Laroque de 1960, qui marque le début en France de la retraite pour tous, une des plus formidables réussites de l’État-providence. C’est pourtant Bismarck qui en inaugure le dispositif (en 1891) avec l’intention de couper l’herbe sous les pieds des revendications socialistes…

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