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Syllogisme décolono-indigéniste

Par Sahar Spivak et Suha Al-Qasim (CNRC Laboratoire de logique décoloniale)

Études décoloniales et indigénistes, la révolution copernicienne en sciences humaines et sociales. 

Syllogisme décolono-indigéniste :

Hourija Bouteldja dit qu’elle est Mohamed Merah.
Mohamed Merah est mort.
Par conséquent, Hourija Bouteldja est morte.

Introduction

Depuis Galilée et jusqu’au début du XX ème siècle une révolution scientifique a eu lieu en physique. Elle est couronnée par l’élaboration de la relativité générale et la formulation de la mécanique quantique que nous devons à des penseurs géniaux comme Albert Einstein et quelques contemporains comme Ernest Shroedinger ou Werner Heisenberg. Cette révolution  a produit une pensée qui ne place plus l’homme et son mode de perception au centre du monde. Avec Galilée c’est la terre qui tourne autour du soleil, avec Einstein et Schroedinger la définition de l’espace, du temps, de la matière a montré qu’ils sont radicalement opposés à notre mode de perception sensoriel immédiat.

Ces révolutions épistémologiques ont défié l’imaginaire des hommes et des femmes de tous âges, et  de toutes races (blancs, noirs, jaunes, métis) toutes religions (juive, chrétienne, musulmane, bouddhiste, animiste, communiste, antispéciste etc.), de toutes identités sexuelles (transgenres, queers, bisexuel .le.s,  hermaphrodites, et osons les nommer, les hétérosexuel.le.s cisgenre blancs  réactionnaires racistes sexistes et passablement fascistes). Nous nous excusons si nous avons oublié ceux qui ne se reconnaissent pas dans ces identités. Personne n’est parfait, même les cherchereu.re.s du CNRS décolonial sensibles à toutes les discriminations.

Les sciences humaines set sociales : avancées épistémologiques

Une autre révolution scientifique et épistémologique est à l’œuvre aujourd’hui, juste un siècle après Albert Einstein et Ernest Schrodinger, mais dans le domaine des Sciences Humaines et Sociales. Les études décoloniales, le néo-féminisme queer, les théories déconstructionnistes, venant en particulier des États-Unis, bouleversent un prêt-à-penser obscurantiste, qui a mis, a tort, l’homme blanc cisgenre colonisateur et hétérosexuel au centre du monde. 

Cette seconde révolution copernicienne, nous la devons à des chercheurs et des chercheuses, des génies et des génisses, irrigué.e.s par l’argent de l’État et des contribuables que de hauts fonctionnaires zélés savent utiliser au mieux pour parfaire la qualité des services publics, des hôpitaux à la recherche scientifique et universitaire. 

Ainsi, les études décoloniales ont été une avancée majeure dans la compréhension des relations inter-racialo-sexo-identitatires, et ont permis enfin de comprendre que le monde se divise en identités oppressives et identités opprimées. Les Arabes et les Noirs sont victimes des Blancs, les Femmes sont victimes des Hommes, les Homosexuels sont victimes des Hétérosexuels. Les Handicapés sont victimes des gens valides, les Jeunes sont victimes des Vieux, les Gros des Maigres. Les auteurs d’attentats à la bombe palestiniens sont victimes des Juifs Israéliens coloniaux qui vivent illégalement dans le futur état de Palestine, en violation du  droit international qui interdit aux Juifs de vivre dans un état qui aurait dû exister si ces derniers n’y existaient pas.

Intersectionnalité

La révolution scientifique ne s’arrête pas là, son avancée majeure est la notion fondamentale d’intersectionnalité. L’idée fondamentale est que l’intersection de deux groupes victimes est un sous-groupe dont le degré de victimité est plus élevé, il en va de même de l’intersection de deux groupes oppresseurs , leur degré d’oppresibilité est plus élévé.

Ainsi les vieilles grosses femmes noires homosexuelles palestiniennes handicapées  avec ou sans ceinture d’explosifs sont le parangon de l’identité victimaire. Le groupe persécuteur par excellence  étant les jeunes hommes minces blancs juifs occidentaux et hétérosexuels cisgenre valides (du moins avant que la ceinture n’explose).

Résultats des recherches décoloniales

Nous abordons maintenant quelques résultats scientifiques des études décoloniales, et les études sur les identités oppressives et victimaires. Nous nous  basons sur les lectures de savants et de savantes décoloniaux.al.e.s comme Shlomo Sand, Colette Guillaumin, Monique Wittig, Ilan Pappe, Houria Bouteldja et Norman Finkielstein. 

Depuis les travaux du chercheur décolonial israélien (si ! si ! , ça existe !) Shlomo Sand, nous savons que les Juifs ont pour ancêtres des Khazars et que les Juifs n’existent pas. Ainsi une nouvelle fenêtre historique et scientifique s’est ouverte et il est tout à fait légitime, grâce aux travaux de à Shlomo Sand, parler du génocide des Khazars plutôt que de l’extermination des Juifs par les nazis, comme le font les révisionnistes occidentaux. Il est aussi, plus logique de parler de l’état Khazar au Moyen-Orient qui s’est substitué à l’état de Palestine qui existait au moins depuis Jésus-Christ. Voir à ce propos les travaux d’un autre chercheur de renom, Mahmoud Abbas, représentant milliardaire des opprimés : Jésus-Christ était Arabe Palestinien. Ce qui montre bien que lorsque l’ouvrage de référence scientifique indiscutable, le Coran, pointe l’imposture juive dans le remaniement des textes islamique  et chrétiens, il s’agit d’une vérité indéniable.

Nous savons également que le peuple français n’existe pas. En effet, la plupart des habitants de France ont  pour ancêtre des Allemands, des Alsaciens, des Espagnols, des Chinois, des Maghrébins, des Italiens, des Vietnamiens, des Francs, des Romains, des Juifs, des Africains,  etc. La liste est longue, nous nous excusons auprès de ceux que nous aurons oubliés. 

Impensé décolonial

Les peuples ne se définissant pas de manière culturelle mais par héritage biologique, Shlomo Sand soulève  ici une question cruciale, qui reste un  grand impensé de la recherche décoloniale. 

  1. Les êtres humains ayant pour ancêtres des australopithèques ne sont-ils pas des australopithèques  impost.eurs.rices ? Une recherche interdisciplinaire alliant décolonialisme, paléonthologie et génétique justifierait amplement un financement  par une ANR ou une ERC.

b) les travaux de Monique Wittig, nous savons aussi que les hommes ont pour ancêtres des femmes. Ainsi, il n’existe pas d’hommes mais des femmes qui se croient hommes. Les femmes, elles, ayant pour ancêtres des hommes, n’existent pas non plus. Puisque ni les femmes ni les hommes n’existent, l’humanité n’est qu’une construction, une invention et donc l’humanité n’existe pas. Mais puisque ces auteurs sont humains, et que l’humanité n’existe pas, ces auteurs n’existent pas non plus.

Il nous reste à rédiger un ouvrage savant « Comment j’ai cessé d’être humain »,  afin de parfaire la révolution copernicienne du Cogito Cartésien. « Je ne suis pas donc je ne pense pas » CQFD. 

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