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Emmanuelle Hénin

Le « pluralisme » selon France Culture: à propos du colloque « Déconstruire la déconstruction »…

Vendredi 27 janvier, l’émission « Avec philosophie » de Géraldine Muhlmann revenait sur le colloque « Qui a peur de la déconstruction ? » organisé le week-end précédent à Paris I et inauguré par l’incontournable Sandra Laugier. Par son outrance et son sectarisme, tout ce discours invalidait la défense affichée de la déconstruction comme une « mise à plat des textes pour mieux les comprendre », qui n’est en aucun cas une « table rase », mais une « tentative de résister à l’effacement par la lecture rigoureuse des textes ». Avec en toile de fond, cet article de foi tacite : on peut – on doit – tout déconstruire, sauf les penseurs de la déconstruction. L’attitude de Denis Kambouchner était bien différente : interrogé sur l’affirmation par Derrida que « toute culture est coloniale », il a admis que Derrida avait tenu là des propos fort imprudents, et a souligné la tendance du philosophe aux hyperboles. Il a insisté sur la variété et la complexité de son œuvre, tout en jugeant quand même insupportable que l’on s’attaque aux « géants de la pensée française » de la fin du XXe siècle.

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Vincent Tournier

Les sciences sociales ont-elles encore quelque chose à dire ?

Une étude vient d’être publiée dans la revue Nature , dont la presse française s’est fait l’écho. Elle indique que, depuis 1945, les découvertes scientifiques sont de moins en moins révolutionnaires (ou « disruptives »). Pour parvenir à cette conclusion, les auteurs ont analysé les articles publiés depuis 1945 en leur attribuant un score de « disruptivité ». Ils observent une baisse constante de cet indice. 

Au-delà des débats suscités par cette étude, dont la méthodologie et les conclusions sont discutées, on est tenté de faire une transposition : se pourrait-il que les sciences sociales aient suivi le même chemin ?

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Thibault Tellier

Don Juan ou Tartuffe ?

La Cour des Comptes note aussi que le théâtre du Nord dispose d’un « niveau élevé des subventions publiques » et que sa situation financière « reste structurellement déficitaire ». On se doit donc de s’interroger. Comment un metteur en scène à l’idéologie si prononcée peut-il accepter autant d’argent d’institutions certainement pas assez « dégenrées » à son goût ?

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Vincent Tournier

Pourquoi le wokisme ne cesse de clamer qu’il n’existe pas ?

L’une des originalités du wokisme est certainement sa propension à dénier sa propre réalité. On ne compte plus, en effet, les livres ou les tribunes qui expliquent que le wokisme n’est qu’un pur fantasme, une sorte d’entité fictive créée à partir de faits insignifiants par des réactionnaires en proie à une panique morale. 

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Nathalie Heinich

Un an après le colloque: que reconstruire ?

Le 10 janvier – soit un an presque jour pour jour après notre colloque de la Sorbonne, dont les actes sont sur le point de paraître – s’est tenu à l’université Ben-Gurion du Negev à Beer-Sheva, en Israël, le colloque Perils for Science, organisé à l’initiative de l’historienne des sciences Ute Deichmann par le « Jacques Loeb Center for the History and Philosophy of Life Sciences ».

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Xavier-Laurent Salvador

Nous sommes les avocats des morts

Le New York Times a récemment consacré un article au sujet de la défiguration de la statue de Victor Hugo par Ousmane Sow à Besançon, ayant conduit à des exactions condamnables par des identitaristes radicalisés et bien mal inspirés de s’attaquer à une statue de Victor Hugo. Ce sujet m’avait amené à évoquer le « révisionnisme opportuniste de la mairie de Besançon ».

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Xavier-Laurent Salvador

« E. Macron: On a demandé des diplômes universitaires excessifs. Il faut assumer que des gens s’engagent dans ce métier [de professeur] dès le baccalauréat dans ce beau métier »

En abaissant le niveau de recrutement de tous les enseignants, la manoeuvre a donc un objectif simple: effondrer le pouvoir d’achat des enseignants renvoyés dans les limbes de la catégorie indiciaire sur laquelle est basée le calcul de leur rémunération. Avec le même budget, le Ministère pourra donc recruter presque un tiers d’enseignants supplémentaires « niveau bac ».

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