Dans la Catégorie : articles de fond

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André Tiran

Des pensées qu’on censure

Pensez aux effets psychologiques possibles de ce tableau de Goya – qui ferait certainement perdre l’appétit à n’importe qui – dans lequel Saturne dévore goulûment ses propres enfants ? L’artiste espagnol a peut-être anticipé les révolutions stylistiques qui allaient survenir plus tard, mais qu’importe ? Devrions-nous montrer de telles horreurs aux jeunes ? Bien sûr que non ! Ce dont nous avons besoin, ce sont des oeuvres qui nous rendent fiers de ce que nous sommes (quoi que cela signifie), et certainement pas des oeuvres qui glorifient le cannibalisme ! Je suis épuisé… Mais je ne peux pas m’arrêter : il y a encore beaucoup de travail à faire. Nous devons faire preuve de plus de sensibilité envers les autres, effacer tout ce qui nous offense -ou, mieux : ce qui m’offense ! Ces idées ne manqueront pas de galvaniser les travailleurs et les électeurs indépendants dans les prochaines batailles électorales ! Mais c’est pour une autre fois ! Je suis encore en train d’apprendre ! Et j’ai hâte de voir quelles nouvelles leçons demain nous apportera.

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Xavier-Laurent Salvador

Le Mahomet de Hamline

Comme l’a montré l’historien Pierre Vermeren, des images de calendriers musulmans montrant Mahomet circulent librement jusqu’au milieu du 20e siècle dans le Maghreb et  encore aujourd’hui dans les pays chiites, preuve s’il en était qu’il n’existe pas « un seul bloc islamique »: la science donne évidemment raison au Professeur de Hamline. Mais qui s’en soucie encore ? Alors que s’expriment sans cesse, y compris au sein même de l’Université française, les passions des communautés contre la science, il est important d’insister sur ce qui nous rassemble au sein de la même citoyenneté. À l’heure où les universités iraniennes s’enflamment pour défendre la liberté d’étudier en même temps que les pires obscurantistes se parent du nom de « taliban », ce qui dans leur langue ne l’oublions pas signifie les « étudiants », nous assistons en occident à une régression sans précédent de l’universalisme du savoir dont l’Université devrait être le temple. 

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Michèle Vianès

Dans l’arsenal législatif français les principes de Jogjakarta sont déjà là ! Les combats des femmes contre les obscurantismes 

Après avoir imposé le mot « Homme », voilà qu’est imposé maintenant le mot « genre » pour dissoudre le mot femme dans des appellations prétendument inclusives. Voilà le texte d’une intervention faite il y a 2 ans lors d’un colloque que nous avions organisé sur les combats des femmes contre les obscurantismes. Les activistes organisent des formations, des rencontres de responsables locaux, nationaux et internationaux pour disséminer leur idéologie. En 2010, un guide présente les différentes formes de militantisme communautaire réussi pour influencer les gouvernements et éduquer les populations : « Comment utiliser les PJ ». Tout ce plaidoyer se faisant subrepticement, en dessous des radars, sans débat public. La vigilance s’impose également sur les définitions des discours de haine et crimes de haine dans lesquels ces mêmes activistes voudraient inclure toute réserve sur l’expression « identité de genre ». Jusqu’à quand ce silence radio des médias en France, des associations de droit des femmes face à l’avancée à grande vitesse des idéologues transactivistes dans le corpus législatif français ? 

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edito
Thibault Tellier

Don Juan ou Tartuffe ?

La Cour des Comptes note aussi que le théâtre du Nord dispose d’un « niveau élevé des subventions publiques » et que sa situation financière « reste structurellement déficitaire ». On se doit donc de s’interroger. Comment un metteur en scène à l’idéologie si prononcée peut-il accepter autant d’argent d’institutions certainement pas assez « dégenrées » à son goût ?

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Daniele Cosson-Schere

France-Inter réveille la conscience citoyenne avec un moustique woke

Qu’il émane de France-Inter, de Sciences-Po, du Monde ou du Québec, ce galimatias d’incantations incohérentes et racoleuses, maquillé en progressisme, est une charge contre le bon sens. Il confirme cependant une vérité criante : l’heure est grave. Elle nous incite à refuser la soumission aux oukases égalitaro-diversitaires pour avoir ce « Courage de la dissidence civilisationnelle » auquel nous appelle Bérénice Levet. @franceinter #naufrage

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BigNews
françois Rastier

Aspects du transactivisme républicain, du Ministère de l’Éducation au Conseil d’État

Outre des associations et délégations interministérielles, plusieurs ministères diffusent l’idéologie du genre et particulièrement le transactivisme, notamment celui de l’Éducation nationale. Par exemple, l’ancien Institut National de la Recherche Pédagogique, devenu le Réseau Canopé, invitait récemment les écoliers à « déconstruire la parenté », tout en recherchant la signification des préfixes « hétéro », « homo », « trans », « cis », « inter » et « bi » — preuve que les langues anciennes n’ont pas dit leur dernier mot. Il propose aux enseignants un webinaire sur « la lutte contre les LGBTIphobies » où l’on apprend soudain que « l’héritage laïque » est « potentiellement LGBTIphobe »

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Collectif

Les « idiots utiles de l’islamisme »

On attendrait pourtant de quelqu’un qui comme M. Fassin se présente comme sociologue qu’il aille au-delà des intentions proclamées de certains acteurs, surtout lorsqu’ils sont soumis à des emprises sectaires (c’est le b-a-ba de la sociologie), et d’une féministe qu’elle s’abstienne de promouvoir le patriarcat religieux. Pour ceux qui n’auraient pas compris ce que sont les « idiots utiles de l’islamisme », en voilà donc une parfaite illustration.

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violaine geraud

Les Lumières sont à la République ce que la raison est à l’humanisme.

Dans un article récemment paru, le groupe The Conversation qui vit de l’abonnement des Institutions où ses auteurs interviennent, a publié une charge virulente contre l’esprit des Lumières accusées d’être « réactionnaires ». Ce n’est pas là leur coup d’essai puisqu’il y a déjà deux ans, ils affirmaient doctement que la « pandémie avait eu raison de l’esprit des lumières ». L’affaire est donc entendue, et la politique éditoriale anti-Lumières de la Rédaction semble s’affirmer progressivement.

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