Au Canada, les Blancs moutons noirs

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Au Canada, les Blancs moutons noirs

Read More  Comment faire reculer le racisme tout en excluant un public blanc d’une pièce de théâtre ? Plus « libéral » et moins universaliste que la France, le Canada ne cesse d’enchaîner les polémiques ubuesques. La plus récente controverse porte sur les rassemblements en non-mixité ethnique. En cause, la décision par deux grands théâtres canadiens de proposer des « Black Out Nights », soit des représentations réservées aux personnes s’identifiant comme noires. Le théâtre Passe Muraille de Toronto a présenté, le 9 février, deux pièces, Okay, you can stop now et X and Da Spirit, sur les manifestations liées au mouvement Black Lives Matter. Le Babs Asper Theater d’Ottawa présente le 17 la pièce Is God Is, une histoire de vengeance mettant en scène deux sœurs afro-américaines. S’il est légalement impossible pour les théâtres canadiens de refuser des spectateurs en raison de leur couleur de peau, les organisateurs insistent sur le fait que les personnes blanches ne seront pas les bienvenues. Le Passe Muraille souligne l’objectif de « permettre au public de disposer d’un environnement sûr pour avoir un échange sur le travail réalisé et interprété par des artistes noirs ». Mais pour beaucoup de commentateurs de la presse canadienne, de droite comme de gauche, ainsi que pour des associations antiracistes, comme l’antenne locale de la FAIR (Fondation contre l’intolérance et le racisme), il s’agit ni plus ni moins d’une tentative de « ségrégation ». La terminologie employée par les établissements concernés est aussi moquée : les personnes métisses qui s’identifient comme noires vont-elles pour pouvoir entrer ? Il semblerait que le pays de Justin Trudeau, pourtant peu avare de déclarations sur la réussite de son modèle de société « inclusif », ne trouve pas de réponse sensée au débat sur la question identitaire. 

Comment faire reculer le racisme tout en excluant un public blanc d’une pièce de théâtre ? Plus « libéral » et moins universaliste que la France, le Canada ne cesse d’enchaîner les polémiques ubuesques. La plus récente controverse porte sur les rassemblements en non-mixité ethnique. En cause, la décision par deux grands théâtres canadiens de proposer des « Black Out Nights », soit des représentations réservées aux personnes s’identifiant comme noires. Le théâtre Passe Muraille de Toronto a présenté, le 9 février, deux pièces, Okay, you can stop now et X and Da Spirit, sur les manifestations liées au mouvement Black Lives Matter. Le Babs Asper Theater d’Ottawa présente le 17 la pièce Is God Is, une histoire de vengeance mettant en scène deux sœurs afro-américaines. S’il est légalement impossible pour les théâtres canadiens de refuser des spectateurs en raison de leur couleur de peau, les organisateurs insistent sur le fait que les personnes blanches ne seront pas les bienvenues.

Le Passe Muraille souligne l’objectif de « permettre au public de disposer d’un environnement sûr pour avoir un échange sur le travail réalisé et interprété par des artistes noirs ». Mais pour beaucoup de commentateurs de la presse canadienne, de droite comme de gauche, ainsi que pour des associations antiracistes, comme l’antenne locale de la FAIR (Fondation contre l’intolérance et le racisme), il s’agit ni plus ni moins d’une tentative de « ségrégation ». La terminologie employée par les établissements concernés est aussi moquée : les personnes métisses qui s’identifient comme noires vont-elles pour pouvoir entrer ?

Il semblerait que le pays de Justin Trudeau, pourtant peu avare de déclarations sur la réussite de son modèle de société « inclusif », ne trouve pas de réponse sensée au débat sur la question identitaire.

 

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