Édouard Tétreau: «Aux États-Unis, la chute de “l’empire woke”?»

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Édouard Tétreau: «Aux États-Unis, la chute de “l’empire woke”?»

Read More  Réservé aux abonnésTRIBUNE – S’il est trop tôt pour affirmer que la culture woke va disparaître un jour, force est de constater que le terme est devenu péjoratif et que ce mouvement bat de l’aile outre-Atlantique, analyse l’essayiste. Pour qui a récemment voyagé aux États-Unis, d’ouest en est, quelque chose du registre de la perte de repères moraux, économiques et politiques semble s’y exprimer. À San Francisco, l’emblématique Silicon Valley Bank, finançant la moitié des start-up de la Silicon Valley, s’est ainsi effondrée comme un château de cartes: elle investissait des dizaines de millions de dollars dans des causes sociétales, grâce à une «chief diversity officer» omniprésente ; mais ne jugeait pas utile d’avoir un directeur du contrôle des risques, dans les huit mois précédant sa chute. Cette semaine, les républicains tentent de se refaire une virginité, si l’on peut dire, grâce à une ancienne cover-girl de Playboy. Non, pas Marlène Schiappa: mais l’actrice pornographique Stormy Daniels, grassement rémunérée par Donald Trump pour faire silence sur leurs ébats peu électoraux. Les républicains sont outragés que l’on s’en prenne ainsi à leur héros. L’Amérique n’est pas la seule à perdre ses repères dans le monde d’aujourd’hui… Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 81% à découvrir. 

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TRIBUNE – S’il est trop tôt pour affirmer que la culture woke va disparaître un jour, force est de constater que le terme est devenu péjoratif et que ce mouvement bat de l’aile outre-Atlantique, analyse l’essayiste.

Pour qui a récemment voyagé aux États-Unis, d’ouest en est, quelque chose du registre de la perte de repères moraux, économiques et politiques semble s’y exprimer. À San Francisco, l’emblématique Silicon Valley Bank, finançant la moitié des start-up de la Silicon Valley, s’est ainsi effondrée comme un château de cartes: elle investissait des dizaines de millions de dollars dans des causes sociétales, grâce à une «chief diversity officer» omniprésente ; mais ne jugeait pas utile d’avoir un directeur du contrôle des risques, dans les huit mois précédant sa chute.

Cette semaine, les républicains tentent de se refaire une virginité, si l’on peut dire, grâce à une ancienne cover-girl de Playboy. Non, pas Marlène Schiappa: mais l’actrice pornographique Stormy Daniels, grassement rémunérée par Donald Trump pour faire silence sur leurs ébats peu électoraux. Les républicains sont outragés que l’on s’en prenne ainsi à leur héros.

L’Amérique n’est pas la seule à perdre ses repères dans le monde d’aujourd’hui…

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