« Le wokisme aboutit à des idées réactionnaires »

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Collectif

Tribune des observateurs

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« Le wokisme aboutit à des idées réactionnaires »

Read More  « Ce livre ne pouvait pas attendre. Il était trop urgent, trop nécessaire. » Voilà ce que me dit Susan Neiman, philosophe américano-allemande, quand j’arrive dans sa chambre d’hôtel de Gand, en Belgique. L’autrice était en train de parcourir l’Europe pour promouvoir son dernier livre, Left is Not Woke [« La gauche n’est pas le woke », sorti chez Polity, le 2 juin, et prévu pour être traduit en français à l’automne 2023, NDLR].Si Susan Neiman est née et a grandi à Atlanta, dans l’État de Géorgie, elle aura passé la majeure partie de sa vie d’adulte en Allemagne, où elle dirige aujourd’hui le Forum Einstein à Potsdam (Land de Brandebourg). On lui doit plusieurs ouvrages sur la responsabilité morale, l’éthique et les Lumières, et la résolution de l’Allemagne à réparer les atrocités nazies…
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« Ce livre ne pouvait pas attendre. Il était trop urgent, trop nécessaire. » Voilà ce que me dit Susan Neiman, philosophe américano-allemande, quand j’arrive dans sa chambre d’hôtel de Gand, en Belgique. L’autrice était en train de parcourir l’Europe pour promouvoir son dernier livre, Left is Not Woke [« La gauche n’est pas le woke », sorti chez Polity, le 2 juin, et prévu pour être traduit en français à l’automne 2023, NDLR].

Si Susan Neiman est née et a grandi à Atlanta, dans l’État de Géorgie, elle aura passé la majeure partie de sa vie d’adulte en Allemagne, où elle dirige aujourd’hui le Forum Einstein à Potsdam (Land de Brandebourg). On lui doit plusieurs ouvrages sur la responsabilité morale, l’éthique et les Lumières, et la résolution de l’Allemagne à réparer les atrocités nazies…

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Auteur

Soutien à notre collègue Bergeaud-Blackler

Florence Bergeaud-Blackler, chercheuse au CNRS, devait donner une conférence à l’Université de Lille sur un sujet brûlant : l’influence des Frères musulmans et l’entrisme islamiste dans certains syndicats et mouvements de gauche. Pourtant, sa conférence a été annulée. Cette décision, prise par le doyen, est un acte politique qui ne dit pas son nom. Une fois de plus, l’université cède aux pressions idéologiques et sacrifie le débat scientifique sur l’autel du conformisme militant.
 
Cette annulation n’est pas un cas isolé. Elle s’inscrit dans un climat où toute critique de l’islamisme est immédiatement disqualifiée, où ceux qui osent poser des questions sont taxés de “racistes” ou d’“extrême droite”. Dans les sciences sociales, en particulier, la règle tacite est claire : on se soumet ou on dégage. Ceux qui refusent de plier sont mis à l’écart, leurs conférences interdites, leurs noms jetés en pâture à des étudiants dressés à confondre débat intellectuel et offense personnelle.
 
Comment expliquer que des syndicats, censés défendre la liberté d’expression, se soient transformés en gardiens du dogme ? Pourquoi tant de collègues se taisent, sinon par peur ? Cette lâcheté collective est précisément ce qui permet aux censeurs d’imposer leur loi. Mais il faut le dire : l’Université ne peut pas devenir un espace clos où seuls certains discours sont autorisés.
 
Face à cette censure, la chercheuse a décidé de maintenir sa conférence, ailleurs s’il le faut. Le débat aura lieu le 5 mars, avec le plus grand nombre possible de participants. Car la lutte contre l’islamisme et ses complicités idéologiques n’est pas une affaire de partis : c’est une question existentielle pour notre démocratie.
L’Université doit rester un lieu de savoir et d’échange, pas un bastion du sectarisme.