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«Neptune Frost», un film cyber fatigant

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«Neptune Frost», un film cyber fatigant

Read More  Science-fictionArticle réservé aux abonnésMêlant afrofuturisme, décolonialisme et spiritualité, le couple Saul Williams-Anisia Uzeyman se livre à un exercice de style brouillon et sentencieux.par Sandra Onanapublié le 10 mai 2023 à 2h19Tout est incantation, connexion ou cyberspiritualité dans Neptune Frost, sorte de variation décoloniale sur Matrix en mode bricolo. Soit une session de rattrapage afrofuturiste pour qui ne serait pas familier de ce courant esthétique – à travers lequel les peuples noirs revendiquent leurs liens avec la technologie, se réapproprient l’imaginaire de la science-fiction dont ils ont été évincés. Une charge politique dont il faut bien dire qu’elle est soluble dans une certaine flamboyance cool, qui irrigue bien des galeries, festivals et autres viviers cotés dans l’échelle du branché ces dernières années.Tourné au Rwanda, l’étonnant projet est le fruit de la collaboration entre un Américain et une Française, le musicien Saul Williams et l’actrice d’origine rwandaise Anisia Uzeyman, en couple à la ville. Dans un pays d’Afrique livré aux forces de la prédation, un mineur de coltan (fameux «minerai du sang» avec lequel sont fabriquées les batteries de portable) et un·e pirate intersexe s’aiment. Ils mènent la révolution ensemble, en musique et soutenus par leursÉtats-UnisRap/Hip-hopRwanda 

Science-fiction

Article réservé aux abonnés

Mêlant afrofuturisme, décolonialisme et spiritualité, le couple Saul Williams-Anisia Uzeyman se livre à un exercice de style brouillon et sentencieux.

par Sandra Onana

publié le 10 mai 2023 à 2h19

Tout est incantation, connexion ou cyberspiritualité dans Neptune Frost, sorte de variation décoloniale sur Matrix en mode bricolo. Soit une session de rattrapage afrofuturiste pour qui ne serait pas familier de ce courant esthétique – à travers lequel les peuples noirs revendiquent leurs liens avec la technologie, se réapproprient l’imaginaire de la science-fiction dont ils ont été évincés. Une charge politique dont il faut bien dire qu’elle est soluble dans une certaine flamboyance cool, qui irrigue bien des galeries, festivals et autres viviers cotés dans l’échelle du branché ces dernières années.

Tourné au Rwanda, l’étonnant projet est le fruit de la collaboration entre un Américain et une Française, le musicien Saul Williams et l’actrice d’origine rwandaise Anisia Uzeyman, en couple à la ville. Dans un pays d’Afrique livré aux forces de la prédation, un mineur de coltan (fameux «minerai du sang» avec lequel sont fabriquées les batteries de portable) et un·e pirate intersexe s’aiment. Ils mènent la révolution ensemble, en musique et soutenus par leurs

 

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