Ouf ! Blaise Cendrars échappe à la censure woke chez Gallimard

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Read More  Blaise Cendrars, Trop c’est trop, édition folio parue à l’automne dernier. Nous lisons cette Note de l’éditeur en forme d’avertissement, bien isolée et visible sur l’une des premières pages avant la préface : « Nous avons choisi de réimprimer fidèlement ce livre dans sa version d’origine, parue initialement en 1957, dont le vocabulaire daté peut heurter la sensibilité de certains lecteurs aujourd’hui. S’il est indéniablement un produit de son temps, le recueil dénote une ouverture au monde et à ses cultures multiples auxquelles l’auteur rend ici un bel hommage. »
Cendrars, cet auteur devenu un peu contestable par certains côtés mais, il faut le reconnaître, si admirable par d’autres… Que la maison Gallimard s’excuse en quelque sorte auprès de lecteurs manifestement cultivés et familiers d’excellente littérature, de n’avoir pas corrigé ce que des individus seraient susceptibles de considérer comme des offenses à l’absurdité de notre époque ; qu’elle tente de surcroît de s’en dédouaner de manière si pataude, montre à quel degré de stupidité on en est arrivé. Voire d’indignité. Nous avons appelé Gallimard pour demander des explications. Qui prend ce genre de décision dans une maison d’édition, de ne pas massacrer un grand auteur ? La question de l’épuration s’est-elle posée pour d’autres ?  Fin de non-recevoir. « Vous vous rendez compte, s’il fallait répondre à tous ceux qui appellent, dans le monde entier ? » Pas de nom de responsable, ni même de service, pas de mail non plus. Il faut écrire, avec une enveloppe et un timbre. Et « c’est déjà bien qu’ils acceptent » de lire le courrier.  On se demande si un jour quelqu’un devra s’atteler à la réécriture du marquis de Sade, et ce que cela donnera…
PS – Nous avons vu que Cendrars, dans les textes rassemblés dans ce livre,  parle de « Nègres » et de « Négresses » – avec des majuscules. Notre sensibilité atrophiée est peut-être cependant passée à côté d’autres mots choquants…

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Blaise Cendrars, Trop c’est trop, édition folio parue à l’automne dernier. Nous lisons cette Note de l’éditeur en forme d’avertissement, bien isolée et visible sur l’une des premières pages avant la préface : « Nous avons choisi de réimprimer fidèlement ce livre dans sa version d’origine, parue initialement en 1957, dont le vocabulaire daté peut heurter la sensibilité de certains lecteurs aujourd’hui. S’il est indéniablement un produit de son temps, le recueil dénote une ouverture au monde et à ses cultures multiples auxquelles l’auteur rend ici un bel hommage. »

Cendrars, cet auteur devenu un peu contestable par certains côtés mais, il faut le reconnaître, si admirable par d’autres… Que la maison Gallimard s’excuse en quelque sorte auprès de lecteurs manifestement cultivés et familiers d’excellente littérature, de n’avoir pas corrigé ce que des individus seraient susceptibles de considérer comme des offenses à l’absurdité de notre époque ; qu’elle tente de surcroît de s’en dédouaner de manière si pataude, montre à quel degré de stupidité on en est arrivé. Voire d’indignité. Nous avons appelé Gallimard pour demander des explications. Qui prend ce genre de décision dans une maison d’édition, de ne pas massacrer un grand auteur ? La question de l’épuration s’est-elle posée pour d’autres ?  Fin de non-recevoir. « Vous vous rendez compte, s’il fallait répondre à tous ceux qui appellent, dans le monde entier ? » Pas de nom de responsable, ni même de service, pas de mail non plus. Il faut écrire, avec une enveloppe et un timbre. Et « c’est déjà bien qu’ils acceptent » de lire le courrier.  On se demande si un jour quelqu’un devra s’atteler à la réécriture du marquis de Sade, et ce que cela donnera…

PS – Nous avons vu que Cendrars, dans les textes rassemblés dans ce livre,  parle de « Nègres » et de « Négresses » – avec des majuscules. Notre sensibilité atrophiée est peut-être cependant passée à côté d’autres mots choquants…

 

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