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L’Observatoire est une émanation du LAIC, réuni pour lutter contre la promotion de l’antisémitisme, du sexisme et du racisme par la pseudo-science et pour défendre les principes qui dépendent de l’Université: la langue, l’école et la laïcité. Les propos tenus par les auteurs n’engagent qu’eux-mêmes.

Antisémitisme(s): décolonialisme

Cette rubrique a pour objectif de publier des analyses  qui montrent comment l’antisionisme a pu être utilisé à des fins politiques par les tenants de la déconstruction et du décolonialisme. L’antisionisme contemporain, présenté invariablement comme « critique légitime » de la politique d’Israël et la défense de la cause palestinienne, puise ses sources à la fois dans la philosophie post-moderne pour laquelle les récits fondateurs des cultures nationales sont à déconstruire, et dans le discours décolonial pour lequel le sionisme incarne la production de l’Occident impérialiste et colonial. C’est aussi un point de rencontre de certaines théories néo-féministes qui, en s’associant avec l’antiracisme décolonial, brandissent la menace du patriarcat imaginaire et prônent la libération de toute forme de loi symbolique. 

Ça plafonne à la Sorbonne

Après tout, la laïcité ne semblerait qu’une islamophobie honteuse, puisque Mme Rabier s’en prend longuement à Dominique Schnapper. Il est vrai que selon Rabier elle est « en tête » des « entrepreneurs et entrepreneuses en inquisition engagé∙es à rectifier les dévoiements ’’islamogauchistes’’ que subirait la communauté universitaire ».

Mais pourquoi souligner que Dominique Schnapper est la « fille d’un intellectuel juif » ? (Raymond Aron). Faut-il craindre qu’elle soit islamophobe de naissance ?

Des pensées qu’on censure

Pensez aux effets psychologiques possibles de ce tableau de Goya – qui ferait certainement perdre l’appétit à n’importe qui – dans lequel Saturne dévore goulûment ses propres enfants ? L’artiste espagnol a peut-être anticipé les révolutions stylistiques qui allaient survenir plus tard, mais qu’importe ? Devrions-nous montrer de telles horreurs aux jeunes ? Bien sûr que non ! Ce dont nous avons besoin, ce sont des oeuvres qui nous rendent fiers de ce que nous sommes (quoi que cela signifie), et certainement pas des oeuvres qui glorifient le cannibalisme ! Je suis épuisé… Mais je ne peux pas m’arrêter : il y a encore beaucoup de travail à faire. Nous devons faire preuve de plus de sensibilité envers les autres, effacer tout ce qui nous offense -ou, mieux : ce qui m’offense ! Ces idées ne manqueront pas de galvaniser les travailleurs et les électeurs indépendants dans les prochaines batailles électorales ! Mais c’est pour une autre fois ! Je suis encore en train d’apprendre ! Et j’ai hâte de voir quelles nouvelles leçons demain nous apportera.