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L’Observatoire est une émanation du LAIC, réuni pour lutter contre la promotion de l’antisémitisme, du sexisme et du racisme par la pseudo-science et pour défendre les principes qui dépendent de l’Université: la langue, l’école et la laïcité. Les propos tenus par les auteurs n’engagent qu’eux-mêmes.

Articles de fond

Ça plafonne à la Sorbonne

Après tout, la laïcité ne semblerait qu’une islamophobie honteuse, puisque Mme Rabier s’en prend longuement à Dominique Schnapper. Il est vrai que selon Rabier elle est « en tête » des « entrepreneurs et entrepreneuses en inquisition engagé∙es à rectifier les dévoiements ’’islamogauchistes’’ que subirait la communauté universitaire ».

Mais pourquoi souligner que Dominique Schnapper est la « fille d’un intellectuel juif » ? (Raymond Aron). Faut-il craindre qu’elle soit islamophobe de naissance ?

Les policières sont-elles des femmes?

Jean-Claude Michéa me fait remarquer que le meurtre de la fonctionnaire de police de Rambouillet n’a pas été présenté par les médias comme un féminicide. C’est vrai. Ni dans ce cas, ni dans aucun autre semblable, jamais un meurtre de policière n’a été qualifié de féminicide. Que faut-il en conclure? Grâce à Monique Wittig, nous avons appris, il y a longtemps, que «les lesbiennes ne sont pas des femmes »!. Grâce à nos journalistes, nous savons désormais que les policières, même hétéro-sexuelles, ne le sont pas non plus.

L’inquisition inclusive et le Godot de Groningue: apostasie et renoncement en littérature(s)

La récente affaire du Godot Groningue met en lumière une série d’éléments consternants sur le rapport de notre civilisation à la Littérature. Dans ce contexte particulièrement tendu de la cancel culture, l’annulation de mise en scène de Godot pensée par un metteur en scène irlandais relève d’une inquisition des moeurs de l’auteur inquiétante. D’un côté: une inquisition qui oeuvre à l’application du dogme. De l’autre: des hérétiques qui font amende honorable.

Au milieu de ce désert: la parole de Beckett qui demeure perdue au milieu du brouhaha et de la cacophonie moralisatrice qui tente de la faire taire et lui fait son procès. La troupe, comme l’Université elle-même, s’accordent donc pour condamner unanimement Beckett, ce pourri non inclusif.

Godot annulée: seuls des hommes auditionnés

Une mise en scène d’ En attendant Godot aux Pays-Bas a pris une tournure beckettienne lorsque la salle a annulé les représentations parce que le metteur en scène irlandais n’avait auditionné que des hommes pour la distribution exclusivement masculine des personnages. Nous proposons ici une traduction de l’article originellement paru dans IrishTime Magazine et relatant les faits.

Liberté d’expression ou sentiment de ne rien pouvoir dire ?

La liberté de parole impose au fond à la société une attitude: celle de Ratched. Tout doit pouvoir se dire, car toute liberté revendiquée doit pouvoir trouver un canal d’expression dans la forme communautaire. Mais en même temps, une fois la parole dite: il n’est plus possible pour l’individu de s’extraire du groupe minoritaire dans lequel il s’est inscrit.

L’écriture inclusive à l’épreuve de la linguistique

La prétention à contribuer au progrès social de l’écriture inclusive (EI) se fonde sur des prémisses fausses, liées à une interprétation partiale déformant la réalité des fonctionnements grammaticaux attestés de la langue française. L’écriture inclusive est une réforme militante de la langue construite sur la dénonciation d’injustices imaginaires dérivant d’interprétations symboliques qui ne correspondent à aucune réalité proprement linguistique. Elle entend y inscrire diverses identités de sexe ou « visibiliser » les femmes, marketing politique qui n’a rien de commun avec la description des classes nominale du français et constitue une revendication politique fondée sur des croyances et non sur des connaissances empiriquement vérifiées. Ses partisans, même parmi les linguistes, prescrivent des ouvrages et références qui vont à rebours des méthodes, données et savoirs admis en sciences du langage.

Des pensées qu’on censure

Pensez aux effets psychologiques possibles de ce tableau de Goya – qui ferait certainement perdre l’appétit à n’importe qui – dans lequel Saturne dévore goulûment ses propres enfants ? L’artiste espagnol a peut-être anticipé les révolutions stylistiques qui allaient survenir plus tard, mais qu’importe ? Devrions-nous montrer de telles horreurs aux jeunes ? Bien sûr que non ! Ce dont nous avons besoin, ce sont des oeuvres qui nous rendent fiers de ce que nous sommes (quoi que cela signifie), et certainement pas des oeuvres qui glorifient le cannibalisme ! Je suis épuisé… Mais je ne peux pas m’arrêter : il y a encore beaucoup de travail à faire. Nous devons faire preuve de plus de sensibilité envers les autres, effacer tout ce qui nous offense -ou, mieux : ce qui m’offense ! Ces idées ne manqueront pas de galvaniser les travailleurs et les électeurs indépendants dans les prochaines batailles électorales ! Mais c’est pour une autre fois ! Je suis encore en train d’apprendre ! Et j’ai hâte de voir quelles nouvelles leçons demain nous apportera.

Le Mahomet de Hamline

Comme l’a montré l’historien Pierre Vermeren, des images de calendriers musulmans montrant Mahomet circulent librement jusqu’au milieu du 20e siècle dans le Maghreb et  encore aujourd’hui dans les pays chiites, preuve s’il en était qu’il n’existe pas « un seul bloc islamique »: la science donne évidemment raison au Professeur de Hamline. Mais qui s’en soucie encore ? Alors que s’expriment sans cesse, y compris au sein même de l’Université française, les passions des communautés contre la science, il est important d’insister sur ce qui nous rassemble au sein de la même citoyenneté. À l’heure où les universités iraniennes s’enflamment pour défendre la liberté d’étudier en même temps que les pires obscurantistes se parent du nom de « taliban », ce qui dans leur langue ne l’oublions pas signifie les « étudiants », nous assistons en occident à une régression sans précédent de l’universalisme du savoir dont l’Université devrait être le temple. 

Dans l’arsenal législatif français les principes de Jogjakarta sont déjà là ! Les combats des femmes contre les obscurantismes 

Après avoir imposé le mot « Homme », voilà qu’est imposé maintenant le mot « genre » pour dissoudre le mot femme dans des appellations prétendument inclusives. Voilà le texte d’une intervention faite il y a 2 ans lors d’un colloque que nous avions organisé sur les combats des femmes contre les obscurantismes. Les activistes organisent des formations, des rencontres de responsables locaux, nationaux et internationaux pour disséminer leur idéologie. En 2010, un guide présente les différentes formes de militantisme communautaire réussi pour influencer les gouvernements et éduquer les populations : « Comment utiliser les PJ ». Tout ce plaidoyer se faisant subrepticement, en dessous des radars, sans débat public. La vigilance s’impose également sur les définitions des discours de haine et crimes de haine dans lesquels ces mêmes activistes voudraient inclure toute réserve sur l’expression « identité de genre ». Jusqu’à quand ce silence radio des médias en France, des associations de droit des femmes face à l’avancée à grande vitesse des idéologues transactivistes dans le corpus législatif français ? 

Don Juan ou Tartuffe ?

La Cour des Comptes note aussi que le théâtre du Nord dispose d’un « niveau élevé des subventions publiques » et que sa situation financière « reste structurellement déficitaire ». On se doit donc de s’interroger. Comment un metteur en scène à l’idéologie si prononcée peut-il accepter autant d’argent d’institutions certainement pas assez « dégenrées » à son goût ?

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