Au suivant!… Soutenance d’une thèse sur « l’institutionnalisation des études de genre » au sein d’un « ordre académique établi » aux « pratiques androcentrées » (CNRS)

Annonce de soutenance de thèse (CRESPPA-CSU): « Des savoirs dissidents à l’université. Processus d’institutionnalisation des études féministes et de genre en France et en Angleterre (1970-2020) »

Mardi 5 avril à 14h30 dans la salle des conférences du site Pouchet au CNRS (59/61 rue Pouchet, 75017 Paris).

Résumé :

Depuis une dizaine d’années, les formations en études genre se développent de façon inédite dans l’enseignement supérieur en France et en Angleterre et ce malgré la délégitimation, durant plusieurs décennies, des savoirs féministes et sur les femmes. Les trajectoires institutionnelles improbables de ces savoirs dissidents, au sens où ils contestent l’ordre académique établi et les pratiques androcentrées qui y ont cours, constituent l’objet de cette thèse. À l’échelle micro-sociale, la recherche compare les parcours professionnels des enseignant.e.s féministes de la fin des années 1960 à aujourd’hui dans les deux pays. D’autre part, aux échelles méso- et macro-sociale, elle démontre comment, à partir des années 2000, s’ouvre une fenêtre d’opportunité pour l’institutionnalisation de ces savoirs du fait de la conjonction de politiques publiques nationales et européennes promouvant l’égalité professionnelle et d’un modèle néolibéral de fonctionnement de l’enseignement supérieur. En restituant une socio-histoire des études féministes et sur les femmes, révélant, entre autres, les mécanismes de dynamiques antiféministes en évolution, la thèse montre comment les enseignant.e.s-chercheur.e.s exploitent ce contexte politico-économique. Pourtant, l’institutionnalisation des études genre s’avère sélective et fragile. S’appuyant sur une enquête par entretiens, la thèse constitue ainsi une contribution à l’histoire des études féministes et du genre et à une sociologie de leurs enseignant.e.s, tout en présentant une analyse des effets des transformations universitaires néolibérales sur les curricula.

Le jury est composé de :

Catherine Achin, Professeure des Universités, Université Paris-Dauphine, co-directrice de thèse
Laure Bereni, Directrice de recherche CNRS, rapporteure
Anne-Marie Devreux, Directrice de recherche CNRS émérite, co-directrice de thèse
Nassira Hedjerassi, Professeure des Universités, Université Paris VIII
Éléonore Lépinard, Professeure associée, Université de Lausanne (Suisse)
Maria do Mar Pereira, Associate Professor, Université de Warwick (Royaume-Uni), rapporteure
Laurent Willemez, Professeur des Universités, Université Versailles St-Quentin-en-Yvelines

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