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Journée de lutte contre la délirophobie

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Journée de lutte contre la délirophobie

Collectif des Observateurs

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Journée de lutte contre la délirophobie

[Voici une annonce que l’on nous demande de diffuser, et que nous publierons pour une fois sans commentaire:]

L’Université Paris 21 soutient la journée internationale de lutte contre la délirophobie, la mégalophobie et la paranophobie

«C’est ça, et moi je suis la reine d’Angleterre!…» STOP! Nous avons tous déjà entendu des injures délirophobes sur notre campus. Du simple préjugé au passage à l’acte mégalophobe, la délirophobie tue! Les associations NDGJAHQ+ (Napoléon, De Gaulle, Jeanne d’Arc, Hitler, les «personnes qui se posent des questions», et plus) se mobilisent pour que l’inclusion ne soit plus un vain mot.

À la suite du président Macron qui a reconnu le 5 mai dernier, sous la coupole de l’Institut de France, que «Napoléon Bonaparte est une part de nous», toute la communauté universitaire de Paris 21 s’engage pour la fierté mégalo et la dignité parano.

Le 31 mai est la journée internationale de lutte contre la délirophobie, la mégalophobie et la paranophobie.

À cette occasion, l’Université Paris 21 réaffirme son engagement dans la lutte contre toute forme de violences liées à l’identité délirante ou à l’orientation vers un personnage historique, et rappelle le dispositif d’utilisation des prédicats honorifiques proposé aux étudiantes et étudiants: toustes celleux qui le souhaitent pourront exiger de recevoir les marques de respect et les appellations de politesse en usage dans leur délire. Pour s’adresser aux étudiantes et aux étudiants, l’administration et les équipes pédagogiques doivent utiliser en règle générale la qualification (ou prédicat) seule, en transformant l’adjectif possessif singulier «sa» par sa forme à la 2e personne du pluriel. Ainsi, on répondra par «Votre Majesté» aux souverain·e·s (mais la formule «Sa Majesté» apparaîtra sur les cartes d’étudiant·e·s, les listes d’émargement, l’affichage des résultats d’examen, les relevés de notes et les diplômes). Cependant, les usages peuvent différer (ex.: appellatif à la première personne pour «mein Führer!») et il faut respecter avant tout la demande des personnes concernées. Rester à l’écoute, se reprendre quand on se trompe sans en faire un drame (ce qui culpabilise violemment les personnes victimes de délirophobie). Chaque membre de la communauté universitaire devra déclarer à l’administration, puis lors de chaque prise de parole ou publication, ses pronoms, prénom et nom d’usage, ainsi que sa qualification (ou prédicat).

Cette journée, organisée tous les 31 mai, a pour but de promouvoir des actions de sensibilisation et de prévention pour lutter contre la délirophobie, la mégalophobie et la paranophobie. Comme chaque année, cette journée est l’occasion de rappeler les multiples discriminations qui persistent à l’encontre des minorités délirantes et des personnages historiques, par exemple dans le monde du travail, dans la jouissance du patrimoine de son personnage, dans les démarches de reconnaissance d’un état civil respectueux de son identité ou encore dans l’espace public.

Vous pouvez saisir les chargé·e·s de mission «Inclusion des personnages historiques et lutte contre les violences délirophobes, mégalophobes et paranophobes» au sein de notre université! Ils orchestrent notamment les différentes actions pour lutter contre ces violences conformément aux directives ministérielles. Concernant les discriminations, ils travaillent de concert avec les chargé·e·s de mission «Lutte contre le racisme et toutes les autres discriminations» pour éradiquer les formes de stigmatisation suivantes:

• être appelé par son «deadname» (le nom que l’on souhaite abandonner au profit de celui du personnage historique que l’on est pour de vrai).
• être «mépersonnagé» (être désigné ou adressé selon des coutumes qui ne respectent pas l’étiquette, les marques de respect et les appellations correspondant à son personnage historique).

Programme du séminaire transdisciplinaire et militant du 31 mai 2021 (sur Zoom):
[La mairie de Grenoble a choisi de soutenir cette action en lieu et place du «mois décolonial» annoncé par erreur.]

9h30: Introduction par les professeurs Pierre Bourdieu et Pierre Bourdieu: «Se positionner en allié·e·s de personnages historiques: pourquoi nous avons accepté de diriger les thèses du prophète (Que la paix soit sur lui) et de Lev Davidovitch Bronstein dit Trotski».
10h00: Allocution de S.A.I. le Prince Napoléon (doctorant à Paris 21), spécialiste de l’orientation vers un personnage historique et des discriminations à l’encontre des identités délirantes.
10h30: Communication de Sitting Bull (doctorant à l’ENS Lyon) Info de dernière minute: cette communication a été canceled suite à la saisie d’un·e chargé·e de mission «Lutte contre l’appropriation culturelle».
11h00: Table ronde animée par McFly et Carlito: «Concours d’anecdotes NDGJAHQ+»
11h30: Communication de la sainte Vierge (chargée de cours à l’Université catholique d’Angers): «Culture queer et délire mystique dans l’affirmation des identités historiques».
12h00: Communication de Jacques Chirac (élève de 3e année à l’IEP Paris): «Le combat pour la reconnaissance des NDGJAHQ+ par l’état civil et les administrations: pourquoi l’Assurance retraite résiste encore à me verser ma pension d’ancien président».

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