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EXPÉRIENCES VÉCUES DU GENRE ET DE LA RACE

Comment envisager les effets subjectifs et corporels produits par le sexisme et le racisme ? En quoi les catégories de race et de genre organisent-elles l’expérience ordinaire – y compris dans ses dimensions non réflexives, affectives ou intimes – et dans quelle

mesure configurent-elles le rapport au monde, aux autres et à soi ? Quelles implications normatives et politiques sont mises au jour dès lors que les rapports de race et de genre sont envisagés, non comme des événements ponctuels dont la violence serait paroxystique, mais comme des structures de l’expérience quotidienne ou banale ?

En élucidant l’expérience vécue des rapports de race et de genre depuis le point de vue des personnes concernées, la phénoménologie critique s’affirme depuis plusieurs années comme un renouvellement radical des problématiques qui guident la philosophie politique et sociale. Elle prend appui sur les travaux fondateurs de Simone de Beauvoir et de Frantz Fanon, pour proposer une relecture du canon phénoménologique – ses modes de description, ses objets, méthodes et concepts – et envisager les déplacements que les expériences minoritaires induisent.

Retour historique sur la notion de "panique morale", ses origines et son utilisation militante.
François Rastier critique Judith Butler pour ses positions sur le genre et son interprétation du terrorisme, la considérant comme apologiste du terrorisme islamiste.
Michel Messu analyse des privilèges à travers l'histoire, depuis la Révolution française jusqu'aux débats contemporains sur l'injustice sociale et l'idéologie wokiste.
Taguieff analyse l'antisionisme comme un nouveau visage de l'antiracisme, transformé en culte du Palestinien-victime et criminalisation du Juif-dominateur, alimenté par un imaginaire révolutionnaire et une alliance islamo-gauchiste, signifiant une lutte