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Flaubert aux prises avec le « genre ». De la famille queer à « la Nouvelle femme »

Madame Bovary (1857) continue en 2020 de séduire lectrices et lecteurs. En l’écrivant, Gustave Flaubert inventait le roman moderne. Il n’est pas anodin qu’il l’ait centré sur un personnage de femme et qu’il ait mis l’accent sur la condition des femmes. Mais à l’heure de #MeToo, une question surgit : qu’en était-il du rapport de Flaubert aux femmes ? Peut-on lire ses romans en faisant l’impasse sur cette question ? Cet essai utilise la théorie du « genre » pour revisiter de façon critique l’homme et le romancier. Rien n’est éludé de ce que Flaubert a pu penser du féminin, de la binarité, de la domination masculine, ni de la manière dont il se situait personnellement dans la société. Mais tout est replacé dans le contexte historique. L’analyse de certaines pages de ses romans de société montre comment s’y inscrit la problématique du « genre ». On trouve aussi des références à ses lettres, car celles-ci gardent la trace de ses choix de vie, de ses idées, de ses amitiés féminines, de ses amours. Il s’en dégage un Flaubert que l’on serait tenté parfois de qualifier de personnalité queer. On parcourt également la galerie de « ses femmes ». Plusieurs pourraient illustrer le type de « la Nouvelle femme » qui commençait à s’imposer dans la société encore très patriarcale du XIXe siècle. Mais la plus glamour d’entre elles, c’est une femme imaginaire, c’est Emma.

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