Press "Enter" to skip to content

Accueil

Edito

[par Pierre Vermeren, Historien, Professeur à Paris 1] L’histoire est la mère des sciences humaines. D’une part car elle fut la matrice des autres sciences humaines. L’anthropologie, la sociologie et la science politique, nées de ses entrailles, ont conquis leur autonomie. D’autre part parce que tout s’achève en histoire, les matériaux des sciences du temps présent revenant inexorablement dans la besace de l’historien : tout est archive et matériau pour l’histoire. A l’inverse des sciences humaines, les historiens ne croient pas aux modèles ni aux lois reproductibles. Ils savent que tout évènement ou configuration historique, tout acte, résultent d’une complexion unique. Le passé ne se répète pas à l’identique. Ils ne sont pas hostiles aux concepts (les élites, la réaction, le…


A LA UNE

Pour la reconstruction

Dérives : les faits

Les faits, les mots: Voir plus.


Nos revues de presse hebdomadaires: une vraie veille informative sur l’évolution de la maladie… Et le feuilleton des épisodes du désastre de la Cancel Culture: notre CancelFeuilleton!


Écriture inclusive ?

Les dérives identitaires: les faits. Voir plus.

Nos Vidéos

Le Point du jour

Les membres de l’Observatoire sont invités régulièrement à participer à l’analyse du phénomène « Décolonialisme » dans les colonnes du Point. Voir plus

Laïcité

Atteintes aux principes de la laïcité et du fonctionnement des institutions: Voir plus

Antisémitisme(s)

Analyses sur un phénomène rampant. Voir plus.

Hum.o/e.urs()

Nos actualités, humeurs et coups de gueule. Voir plus


Entretiens exclusifs

Les textes réunis dans cet ouvrage sont issus d’un colloque consacré aux rapprochements stratégiques et aux convergences idéologiques entre extrémismes ouest-européens et monde arabo-musulman. Organisé à Grenoble les 29-30 septembre et 1er octobre 2011 par le Centre de recherches et d’histoire de l’Italie et des pays alpins (Grenoble-II) et l’Institut d’études politiques de Grenoble.


Flash

Personne n’ignore que l’État, dans son infinie générosité, finance la construction de la cité radieuse des sciences sociales et humaines. [Lire la suite]


De quoi s’agit-il ?

Ce site propose un regard critique, tantôt profond et parfois humoristique, sur l’émergence d’une nouvelle tendance de l’Université et de la Recherche visant à « décoloniser » les sciences qui s’enseignent. Il dénonce la déconstruction revendiquée visant à faire des Institutions (la langue, l’école, la République, la laïcité) les entraves des individus. Le lecteur trouvera outre une série d’analyses et de critiques, une base de données de textes décoloniaux interrogeable en ligne, un générateur de titre de thèses automatique à partir de formes de titres, des liens d’actualités et des données sur la question et un lexique humoristique des notions-clés.

On lit ainsi dans cette littérature des affirmations qui mériteraient d’être débattues. C’est justement notre propos:

En déclarant les émotions impropres au raisonnement scientifique, ce sont toutes les catégories non associées à la masculinité ou à la blanchité qui ont été exclues des sciences1

https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-02422692/

* Pourtant Aristote, lui, dit que: « La science est connaissance démonstrative des causes et, par là même, universelle et nécessaire ». C’est la raison pour laquelle Aristote affirmera qu’il n’y a de science que du général1. Mais bon, on ne va pas trop s’embêter avec des détails coloniaux.


Image du jour


A la Une

Dès avant la prise du pouvoir en Iran par l’ayatollah Khomeiny, le sociologue et militant iranien Ali Shariati, mort en 1977, écrivait : L’Islam a pris les devants en Afrique et en Asie, dans la lutte contre le colonialisme et l’Occident. Pourquoi ? Parce qu’il a été leur cible


Ressources du site

Décolonialisme ?

Le discours scientifique est un outil rhétorique qui connote le sérieux. Un peu comme une vitrine de salon de massage


Lexique décolonial

Blanchisme et blanchité ? Non-blanchité ? Racialisation ? Vous êtes perdu perdu.e.s ?

Projets et articles de l’Observatoire

Projets et analyses portés par l’Observatoire pour aider à comprendre, témoigner et analyser un phénomène sociétal majeur.


Travailler sérieusement sans se prendre au sérieux

Parce qu’on peut échanger et travailler sérieusement sans se prendre au sérieux…


Citations du jour

« « Ce sont les hommes cis qui doivent maintenant initier un processus de désidentification critique par rapport à leurs propres positions de pouvoir dans l’hétérosexualité normative. Autrement dit, il faut dépatriarcaliser et décoloniser l’hétérosexualité. (…) il est nécessaire de se confronter collectivement aux conséquences de l’héritage nécropolitique du patriarcat. Seule la dépatriarcalisation de l’hétérosexualité permettra la redistribution des positions de pouvoir, seule la déshétérosexualisation des relations rendra possible l’émancipation non seulement des femmes, mais aussi et paradoxalement, des hommes. En attendant, chaque femme devrait avoir une arme, je vais dire plutôt un livre, une généalogie, un poème, un perroquet, un cyborg… et savoir s’en servir. Il n’y a pas de temps à perdre. La révolution a déjà commencé. » 

Paul Beatriz Preciado , « L’hétérosexualité est dangereuse », Mediapart, 30 novembre 2020.